Pakao Manconomba a vibré, ce vendredi 10 avril 2026, au rythme de la 48ᵉ édition de son Gamou annuel, un rendez-vous religieux majeur placé sous le signe de la spiritualité, du partage et de la réflexion communautaire. Cette année, le thème retenu, « L’islam et l’éducation pour la préservation des liens familiaux et communautaires », a suscité un fort engouement auprès des fidèles et des autorités religieuses.
L’événement a été dédié à deux figures emblématiques du dahira : feu El Hadji Yacouba Dramé, parrain de cette édition, et la marraine Adjaratou Naba Sagna, tous deux reconnus comme des pionniers engagés dans la promotion des valeurs islamiques au sein de la communauté.
Selon Souveibou Sagna, membre du comité d’organisation, le choix du thème n’est pas fortuit. Il répond à une réalité sociale préoccupante marquée par la dégradation des liens de fraternité et la montée des divisions au sein des familles, souvent exacerbées par les inégalités économiques. « Il s’agit de rappeler l’importance de la solidarité, de l’entraide et de la fraternité au sein de nos communautés », a-t-il souligné.
Durant les différentes conférences, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les fidèles de se réapproprier les enseignements du Prophète Mahomet, fondés sur l’unité et la fraternité.
Ils ont rappelé que, dans l’islam, tous les musulmans sont liés par une fraternité spirituelle indéfectible.
Prenant la parole, Oustaz Wessou Diaby a exhorté les jeunes à persévérer dans la voie de la droiture et à ne jamais abandonner face aux difficultés.
Dans la même dynamique, Oustaz Kémo Cissé a interpellé les parents sur leur rôle dans la transmission du savoir religieux. Il a regretté que certains enfants connaissent mieux les footballeurs européens que les membres de la famille du Prophète, appelant ainsi à un retour aux fondamentaux de l’éducation islamique.
Les intervenants ont également mis en garde contre certains prêcheurs autoproclamés, insistant sur l’importance de la discipline et de la rigueur dans la transmission du savoir religieux. Ils ont rappelé que la quête de la connaissance est une responsabilité collective, essentielle pour bâtir une société équilibrée.
De son côté, El Hadji Abdoukhadre Souané a insisté sur la place centrale de l’éducation dans la construction sociale. Selon lui, une bonne éducation constitue un héritage précieux pour les enfants et un levier fondamental pour le développement de la société. À l’inverse, une éducation défaillante peut devenir un fardeau pour la famille et la communauté.
Enfin, Ahmadou Bamba Cissé, fils de El Hadji Ibrahima Cissé de Mbour, a souligné le lien indissociable entre islam et éducation. Il a invité les fidèles à renforcer la communication au sein des familles et à veiller à l’usage responsable de la parole, afin de préserver la cohésion sociale. « L’éducation passe aussi par la maîtrise de la langue et des comportements pour éviter les divisions », a-t-il martelé.
À travers cette 48ᵉ édition, le Gamou de Pakao Manconomba confirme ainsi son rôle de cadre de sensibilisation et de transmission des valeurs islamiques, tout en appelant à un sursaut collectif pour renforcer les liens familiaux et communautaires dans un contexte social en mutation.
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